Jeudi 23 Février 2012, St Lazare

Lettres à Jade

Campagne membre

Que faire (et ne pas faire) auprès des parents endeuillés


 À faire

- Montrer que vous vous intéressez à eux et que vous êtes touchés par la mort de leur enfant.
- Soyez disponible... pour écouter, pour faire des courses, pour vous occuper des autres enfants ou pour faire ce qui peut être utile au moment même.
- Dites-leur que vous avez de la peine à cause de ce qui est arrivé à leur enfant et à cause de leur chagrin.
- Permettez-leur d'exprimer leur peine comme ils le désirent.
- Encouragez-les à être patients envers eux-mêmes, à ne pas exiger trop de l'un ou de l'autre et à ne pas se surcharger de "on aurait dû..."
- Permettez-leur de parler de leur enfant aussi souvent et aussi longtemps qu'ils le désirent.
- Rassurez-les. Ils ont besoin de savoir qu'ils ont fait tout ce qu'il était possible de faire, que l'enfant a reçu tous les soins nécessaires ou toute autre chose que vous savez et qui est vraie et positive concernant leur enfant.
- Osez mentionner les qualités uniques et attachantes de leur enfant.
- Soyez attentifs aux besoins des autres enfants survivants durant les funérailles et les mois qui suivent. Les parents ne peuvent leur donner toute l'attention dont ils ont besoin.
- Aidez les parents à prendre conscience de ce que représentait pour eux l'enfant décédé. Au sein d'une famille, souvent inconsciemment, un rôle bien spécifique est attribué à chacun.
- Informez-les de l'existence de groupes d'entraide pour parents endeuillés.

 À ne pas faire

- Ne laissez pas le sentiment d'impuissance vous tenir à l'écart des parents.
- Ne les évitez pas parce que vous vous sentez mal à l'aise en leur présence. Se sentir délaissé par ses amis augmente la peine.
- Ne leur dites pas que vous savez comment ils se sentent, à moins d'avoir vous-même perdu un enfant
- Ne leur dites pas "tu devrais te sentir mieux maintenant" ou toute autre parole qui porte un jugement sur leurs sentiments.
- Ne leur dites pas ce qu'ils devraient faire ou ressentir.
- Ne changez pas de sujet lorsqu'ils parlent de leur enfant mort.
- Ne faites pas de remarques qui suggéreraient que leur enfant n'a pas reçu tous les meilleurs soins à la maison, à l'hôpital, etc. Les parents sont tourmentés par le doute et rien ne devrait venir intensifier leur sentiment de culpabilité. 
- N'évitez pas de mentionner le nom de leur enfant de peur de leur faire de la peine (ils ne l'ont pas oublié).
- Ne leur dites pas qu'ils ont au moins les autres enfants ou qu'ils pourraient en avoir d'autres. Les enfants ont tous une personnalité différente. Ils ne se remplacent pas et ne s'échangent pas.
- Ne leur dites pas qu'ils doivent être reconnaissants pour les enfants qui leur restent. Les parents en sont conscients, et leur chagrin ne diminue en rien l'amour et l'appréciation qu'ils ont envers les autres enfants.
- N'essayez pas de trouver une justification pour la mort de leur enfant (leçon morale, croissance personnelle, unité familiale, etc.).

Tiré du livre Psychologie de la mort et du deuil de Josée Jacques, publié aux éditions Modulo (ISBN: 978-2-89113-725-6). Mamanpourlavie.com remercie l'auteure, Josée Jacques, de nous avoir aimablement permis de le retranscrire.

Septembre 2007


 

 

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Le Lundi 14 Septembre 20092 commentaire(s)

Ressources disponibles :

*Centre de soutien au deuil périnatal
(organisme provincial à but non lucratif)
514-990-1003

*Les rêves envolés(groupe de soutien)
Centre hospitalier Pierre-Boucher,Longueuil
450-468-8111, boîte vocale 2309

*Paroles aux anges(groupe de soutien)
Centre de santé et services sociaux de Vaudreuil-Soulanges
Vaudreuil-Dorion
450-455-6171, boîte vocale 359

*Mes anges(groupe de soutien)
Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval
Laval
450-978-8301

*Par amour pour Marie-France(groupe de soutien)
Hôpital Legardeur, Repentigny
514-644-2105

*Centre Jérémy Rill(spécifique aux cas de syndrome de mort subite du nourrisson)
Hôpital de Montréal pour enfants, Montréal
514-934-4400, boîte vocale 3143

Nos petits anges au paradis (groupe de soutien virtuel)

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Le Lundi 14 Septembre 2009Poster un commentaire

La mort d'un enfant bouleverse l'ordre logique des choses. Voici les réponses aux questions que l'ont se posent de Josée Jacques, psychologue et professeure au collégial qui s'intéresse particulièrement aux phénomènes de transitions et de deuil. Voici le compte-rendu touchant qui pourra aider un parent endeuillé ou ses proches.

Quelles sont les étapes du deuil?
J’aime mieux parler de grandes périodes, ce qui fait moins prescriptif. Autrement, certaines personnes essaient d’évaluer si elles sont rendues à la peine ou la colère pour voir ce qu’ils vivront après. Il n’y a pas un deuil identique, car il n’y a pas de personnes identiques.

Voici les grandes périodes :

  • Période de choc : On a de la misère à reconnaître la réalité et la perte. On est en mode de survie, ce qui a quand même comme effet de nous tenir alertes.
  • Période de désorganisation : C’est une grande période où on réalise la perte et l’absence. On vit un mélange de colère, de la peine, du regret, de la culpabilité, etc. On apprend à vivre en fonction de l’absence, mais on se sent très désorganisé.
  • Période de réorganisation : On sent que tranquillement les émotions sont moins vives. On ne tourne pas la page, mais on a trouvé une nouvelle façon de vivre.

Est-ce que la mère et le père vivent le deuil de la même façon?

À la base, chaque deuil est unique et différent, parce qu’on entretenait une relation unique et différente avec l’enfant. Entre le papa et la maman, on ne peut pas généraliser, mais habituellement la femme a plus de facilité à vivre ou exprimer sa tristesse et l’homme a plus de facilité à exprimer sa colère. Quand un couple vient me voir au bureau, souvent, la femme va pleurer et l’homme va être « en beau maudit! ». Ce n’est pas prouvé, mais c’est une tendance observable, pas seulement dans cette situation. La femme se permet plus d’exprimer ses émotions, d’aller chercher de l’aide ou de se confier à une bonne amie. Les hommes ont davantage de difficultés à vivre leurs émotions, ont tendance à faire de l’évitement et sont moins portés à aller chercher du support autour d’eux.

Comment peut-on faire face à la mort d’un enfant?

Il n’y a, bien sûr, aucune recette miracle. Je crois qu’il faut apprendre à prendre soin de soi pour arriver à trouver un sens à vivre. Dans le processus de deuil, il faut respecter notre rythme et accepter qu’aujourd’hui on va bien, mais que demain, on verra bien. On ne peut pas brusquer les choses et dire « bon demain, ça va aller ». De la même façon, on ne peut pas « forcer » un pommier à avoir des pommes au printemps. On récoltera des pommes à l’automne, ce qui implique aussi qu’on aura vécu un hiver, un printemps et un été.

Ce n’est pas le temps qui est important dans un deuil, mais bien ce qu’on fait pendant ce temps-là pour prendre soin de nous. Si on laisse un pommier dépérir ou si on ne s’en occupe pas, il ne donnera pas de pommes à l’automne. Même chose pour un parent endeuillé; il peut s’étourdir en travaillant par exemple, mais cela ne veut pas dire que parce que le deuil a duré un an qu’il va mieux.

Les groupes de soutien et d’entraide sont très aidants. Rencontrer des personnes qui vivent la même chose que soi permet de se sentir moins seule. Il existe maintenant des groupes aussi pour les deuils périnataux. Avant, ce deuil n’était même pas reconnu comme une perte significative. On leur disait « Tu n’as pas eu le temps de t’attacher à cet enfant que tu n’as pas connu », mais c’est faux. Les parents y sont attachés et ils avaient déjà fait des projections sur cet enfant. Ce sont donc des rêves aussi qui partent.

Qu’est-ce qui est important de faire en période de deuil?

Il faut prendre soin de soi. Parfois, on s’en demande trop. On est trop exigeante ou on ne veut pas pleurer. Il faut accueillir sa peine et sa fragilité au jour le jour. En respectant notre rythme, en étant vraie et en prenant soin de soi, on est sur une bonne voie. Parfois, j’entends des mamans dire : « Il faut que je sois forte pour les autres enfants. Il ne faut pas que je pleure devant eux », mais en même temps, elles me disent être inquiètes parce que leurs enfants ne pleurent pas. Quand je leur demande si elles pleurent devant eux, elles saisissent que cela ne sert à rien de leur cacher notre peine. Elles veulent les protéger, mais finalement chacun s’inquiète pour l’autre.

Bien sûr, il ne faut pas s’écrouler devant les autres enfants et être tellement prise par notre propre peine qu’on n’est pas disponible pour la peine de la fratrie. Mais les parents endeuillés doivent se permettre d’exprimer leur peine et leur tristesse devant les enfants sinon ceux-ci pourraient se demander « Comment cela que maman ne pleure pas et que moi, j’ai encore de la peine ». Il est donc mieux d’être vrai et de leur dire « oui, j’ai encore de la peine » ou « J’ai de la peine, mais je t’aime autant qu’avant. » ou « Je pleure parce que je m’ennuie aussi ».

 

Mon amie a perdu son enfant. Que puis-je faire? Quoi lui dire?

Il ne faut pas faire l’autruche ou encore éviter d’aborder le sujet. Les parents endeuillés ont envie de se souvenir de l’enfant et n’ont pas envie de faire comme s’il n’avait pas existé. Ils veulent encore utiliser son prénom et pour eux. Si une amie a perdu son enfant, il faut lui démontrer qu’on est là et être vraie. Souvent on est mal à l’aise et on bafouille des paroles comme « Je te comprends ». Pourtant, le parent endeuillé sait bien que son ami ne peut pas vraiment comprendre. Quand une parole déboule trop vite, il vaut mieux se reprendre et dire « Non, c’est vrai. Je ne peux pas te comprendre, je n’ai pas perdu mon enfant. Excuse-moi. »

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Le Lundi 14 Septembre 20091 commentaire(s)

 

 

Pour leurs mémoires, au nom de l'espoir,de la vie et de l'amour !!!

 Allumer une Bougie 

 

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Le Dimanche 13 Septembre 2009Poster un commentaire

Mon ange,

Que de tristesse qui me remplis le coeur en cet instant méme.
Je viens d avoir Edith au téléphone,une maman avec qui je communique beaucoup gràce à toi...son petit garçon Hugo qui avais 6 mois, avais la même maladie que toi. Il est partis à son tour hier aprés midi...accueille le mon ange et protége le,je sais que prés de toi il sera bien...ton regard si profond et ton sourire l'appaiseront certainement.
Encore une fois la maladie gagne du terrain et fais de plus en plus de victimes.
Je me suis retenue de ne pas pleuré au téléphone,Edith n'avais pas besoin de ça...j'ai éssayé de la soutenir et de faire en sorte qu'elle sache qu'elle n est pas seule,que je lui tiens la main,que je serais là pour elle à n'importe quel moments.
Je l'ai trouvé trés courageuse...les jours à venir vont etre dur pour eux mais tout comme nous il ont une grande fille qui vas leur donner le courage d'avancer et ce petit bonhomme qui leur à donné l'exemple tout comme toi tu l'as fais avec nous.
Lundi auront lieu ces obséques...Que ce nouveau petit ange leur donne la force et le courage d'affronter cette journée...car c'est la pire journée qu'ont puissent vivre pour des parents.
Je me souviendrais toute ma vie quand le couvercle s'est refermé sur toi...tu été si belle,si paisible qu'il ne me semblais pas possible que ton petit corps sois sans vie...j'aurais voulus partir avec toi à cette instant...j'avais tellement mal,je savais qu'une fois le cercueil fermé je ne reverrai plus jamais ton visage,que je ne le toucherais plus,que je n'y poserais plus dessus mes levres...
Je suis en révolte face à tous ça!!!
Combien d'enfants vont encore subir cette maladie?...combien ne pourrons pas grandir?...
Ma plus grande éspérance est de voir un jour un réméde pour arrété tous ça !!!
Tant de familles qui passent par cette terrible épreuve...tant d'enfants se battent...c'est le pot de terre contre le pot de fer !!! Pauvres petits êtres qui ne demandent rien à part grandir et etre aimés.
Comment la vie peut etre si injuste des fois !

Cette nuit une nouvelle étoile brillera auprés de toi mon ange...cette étoile portera le nom de Hugo.

Je t aime ma princesse des cieux

 

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Le Samedi 12 Septembre 20091 commentaire(s)